L’identification des Pièces de Rechange des Moyens de Production
Introduction
Les constructeurs automobiles PSA Peugeot Citroën et Renault se sont dotés d’outils de production performants. Pour maintenir ces outils de production, il faut pouvoir identifier, commander, réceptionner, stocker, payer, les pièces d’usure et de rechange. Les fabricants de machines et d’installations étant en grande partie communs aux groupes PSA & Renault, et les besoins pour maintenir ces outils de production étant identiques, cette préconisation a été faite en étroite collaboration entre les 2 groupes dans le cadre d’une initiative PFI à laquelle se sont associés GALIA et la CGI (confédération du Commerce de Gros et International).
Elle s’intègre parfaitement dans un contexte de transfert de données informatisées, de commerce électronique et de places de marché.
But de l’initiative
Le but de l’étude était de trouver des solutions pour remplacer l’identification actuelle spécifique à PSA Peugeot Citroën et Renault par une identification internationale qui permette aux 2 groupes de réaliser des économies.
1. Domaine des Produits Hors Fabrication (PHF)
Ce sont tous les articles, au sens large, qui concourent de près ou de loin à fabriquer un véhicule sans pour autant y être intégrés. Les 2/3 des 800 000 articles PHF gérés par l’un ou l’autre des 2 constructeurs sont des articles de maintenance (pièces de rechange et d’usure des moyens de production) et 60% de ces pièces sont des articles du commerce (détecteurs, vérins, moteurs, outils, etc…).
Actuellement tous ces articles sont identifiés dans une application informatique qui s’appelle SICIM chez PSA, SACIM chez Renault. Dans ces applications on trouve, pour chaque article référencé :
● une codification spécifique PSA Peugeot Citroën ou Renault (code MABEC – 600 000 codes)
● une classification
● des descriptions techniques
● le ou les fabricants avec leurs références propres
● etc…
Chaque mois environ 4500 à 6000 codes sont créés dans chacun des 2 groupes, par saisie selon des formats propriétaires.
2. Situation visée
Afin de mettre en place une identification des articles PHF, 2 actions sont développées en parallèle :
● Une codification internationale commune sur tout le processus d’acquisition d’un article, du fabricant/ distributeur, au consommateur final que nous sommes.
● Des moyens de recherche performants soutenus par une classification et une description répondant aux normes internationales.
L’utilisation de normes internationales doit faciliter la mise en place d’échanges de données informatisés et ainsi réduire les coûts de gestion de notre référentiel.
Codification :
Pour la codification des articles du commerce sur catalogue, une codification conforme à la norme ISO 15459 est demandée ; des standards tels que EAN, EDIFICE, Duns & Bradstreet, ODETTE, CEFIC,… s’inscrivent dans cette norme.
Classification :
PSA Peugeot Citroën et Renault préconisent parmi les classifications les plus répandues actuellement, la classification e-cl@ss mieux adaptée à l’industrie, sans toutefois écarter les autres classifications : les systèmes d’information sont désormais capables de gérer simultanément plusieurs classifications si besoin.
Description :
Il existe un corpus de normes internationales sur l'ontologie des données : les normes ISO 13584. Développé avec la participation active du laboratoire d'Informatique industrielle de l'ENSMA - Poitiers, le corpus international PLIB (Parts Library) permet de modéliser, échanger et archiver des dictionnaires et catalogues de composants.
Dans un contexte de B2B, deux types d'échange pourront être organisés entre fournisseur et utilisateur :
● Le dictionnaire, qui permet d'appréhender et identifier les catégories de composants, et les propriétés associées à chaque catégorie ;
● Le catalogue ou la bibliothèque, qui modélise la connaissance sur un ensemble de composants (contenu, sélection et comportement).
Le fournisseur de composants pourra ainsi proposer ses produits sous une forme active, autorisant la recherche, la comparaison et la communication de données.
En d'autres termes, le concept P-LIB va permettre de passer relativement aisément du catalogue "document" au catalogue "ensemble de données", outil privilégié pour l'e-ingénierie, l'e-commerce et le WEB.
Le suivi français de ces travaux est fait par la Commission AFNOR "Données scientifiques, Techniques et Industrielles" présidée par Renault.
A ce jour quelques dictionnaires par domaines sont en cours de normalisation ISO :
● Outils coupants
● Matériels de mesure
● Composants électroniques
● Composants mécaniques (fixations, vis, boulons, roulements,…)
● …
Nous utiliserons les dictionnaires normalisés s’ils existent, à défaut des dictionnaires communautaires (e-class) ou sinon, temporairement, des dictionnaires propriétaires communs à Renault et PSA.
Exemple de catalogue s’appuyant sur ces 3 concepts :

Résultats attendus
Codification :
L’adoption d’une codification internationale permettra d’avoir un langage commun entre tous les intervenants (fabricants, fournisseurs, acheteurs, gestionnaires de magasin, utilisateurs,…) et évitera les nombreux litiges que nous rencontrons actuellement, principalement :
● L’article reçu ne correspond pas à l’article que l’on souhaitait identifier dans le référentiel.
● L’insurmontable problème des unités (un article identifié dans le référentiel, boite de 10 commandée avec le même code).
● Dans le référentiel actuel nous avons plusieurs fabricants et références fabricants sous un même code. Or les articles n’ont pas toujours le même niveau de fiabilité ou de fonctionnalités.
Classification et description :
La mise en œuvre de la classification e-cl@ss (ou UNSPSC) et de la description P-LIB doit permettre avec des outils informatiques renouvelés :
● à un public large et non initié de trouver, rapidement et facilement, les informations dont ils ont besoin sur les articles PHF ;
● une création et une tenue à jour aisée de nos référentiels par le biais d’échanges de données informatisés (création de nouveaux articles et actualisation des données) et la suppression de toute ressaisie manuelle (gain de temps et de ressources) ;
● de ne plus gérer notre propre classification.
Conclusion
La preuve a maintenant été faite que l’enjeu économique du projet est très important et que tous les industriels sont concernés.
Des contacts ont été pris avec plusieurs organisations professionnelles qui restaient très attentives quant à la viabilité du projet.
GALIA a accepté d’héberger sur son site web toutes les informations disponibles sur le sujet.
Plus de 150 personnes ont été invitées à la réunion plénière du 12 mars à la Maison de la Mécanique. Cette réunion permettra de faire un point sur la phase exploratoire et de rendre compte des travaux de prospection et de vérification des outils appropriés.
Les présentations montreront aux participants tout le chemin parcouru en conformité avec le plan de travail établi à l’origine. Certaines, faites par des acteurs extérieurs au Comité de Pilotage, crédibiliseront la démarche et inviteront fabricants et industriels à y adhérer à leur tour.
Il appartiendra ensuite aux industriels de s’approprier la démarche, de la mettre en place dans leur activité et de récolter à leur tour les fruits du projet.
Le projet PFI entre maintenant dans une phase de communication et de mise à disposition officielle d’outils et de solutions.
Le Comité PFI
Les dossiers
GALIA - Groupement pour l'Amélioration des Liaisons dans l'Industrie Automobile
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