Le Projet PFI (Identification des Produits de Fonctionnement Industriels)Domaine couvert par le projet
Evolution du projet initial 1 - Enjeux L’utilisation croissante d’applications e-business nécessite de plus en plus l’agrément d’utilisation, et d’implémentation, de standards transverses pour le stockage et la transmission des données dans le processus industriel. L’actuelle variété de solutions spécifiques à des compagnies individuelles ou à des secteurs entraîne des coûts élevés ; spécialement pour les fabricants et les fournisseurs quand ils produisent et échangent des données utilisées en commun et avec les utilisateurs finaux (concepteurs de moyens industriels et mainteneurs). Ce problème peut effectivement être pris en compte si des standards communs et intersectoriels sont utilisés. Ne pas reconnaître et ne pas utiliser des standards ou normes dans le e-business demande plus d’efforts et entraîne des surcoûts dans les processus et une moindre aptitude à être compétitifs sur le marché international. Par ailleurs, outre les coûts de ressaisie des données dans les référentiels propres d’entreprise (plusieurs centaines de K€ par an et par entreprise), cette ressaisie induit des erreurs et donc de la non qualité des données à l’origine de nombreux litiges, voire de pertes de production (cas d’une pièce de rechange mal référencée, et donc absente du stock au moment de la panne du moyen qui l’utilise !...). 2 - Caractéristiques du projet De ce fait, le comité PFI, soucieux de la pérennité des solutions proposées dans sa préconisation, a souhaité élargir le spectre des acteurs au-delà de l’industrie automobile française. A cet effet, un élargissement de la démarche vers les autres industries françaises a été amorcé dès le second semestre 2004, par une approche, en vue d’une convergence, de 2 autres initiatives IDEA (fabricants et distributeurs de composants mécaniques, hydrauliques et pneumatiques) et MOSAÏC (achats/e-procurement de grands donneurs d’ordres français). Le 30 novembre 2004, puis le 10 février 2005, les acteurs de ces différentes initiatives (voir tableau ci-dessous) se sont donc réunis dans les locaux de GALIA et ont décidé de mettre en œuvre une structure unique mettant en commun les travaux déjà réalisés. Une prochaine séance le 5 avril 2005 devrait voir se concrétiser la mise en place d’un comité de pilotage opérationnel (définition des objectifs et plan d’action), ainsi que les premiers groupes de travail.
De plus, afin de permettre à tous les participants IDEA, MOSAÏC et PFI d’être sur un même niveau de connaissances des normes et standards préconisés, un séance de formation sur le concept PLib s’est déroulée le 17 mars dans les locaux de GALIA : 17 personnes y ont ainsi participé. Une autre séance sur la classification et description ecl@ss sera prochainement organisée. 3 - Actions à réaliser et moyens mis en œuvre Dans le cadre des travaux IDEA-MOSAÏC-PFI, un certain nombre de groupes et sous-groupes devraient voir le jour, constitués d’experts industriels membres des différents groupements ou fédérations, et les thèmes d’action de ces groupes de travail seront : • élaboration (et maintenance) de dictionnaires/modèles de description, • nomination de représentants pour participation aux travaux d’ecl@ss, • désignation d’experts pour représentation dans des instances de normalisation, • groupe de communication et lobbying,… Par ailleurs, des actions concrètes de l’automobile française ont d’ores et déjà vu le jour : • Renault a en, 2004 réalisé un catalogue de 5000 articles préconisés pour ses intégrateurs/concepteurs de moyens industriels du projet X91 (LRP91) : ce catalogue est réalisé en partie en conformité avec la recommandation PFI. • PSA Peugeot Citroën analyse actuellement les dictionnaires réalisés par Renault pour le projet X91, en vue de se les approprier. • Michelin, de son côté, analyse également ces mêmes dictionnaires, en vue de les mettre en liaison avec sa base de modèles numériques 2D/3D. • Renault va, en 2005, réaliser un catalogue de 10000 articles (LMPR – Liste des Matériels Préconisée Renault tous projets) à 100% selon la recommandation PFI, de manière à réaliser la LRP X95 en fin 2005 et valider le processus interne de référencement et sélection d’articles préconisés.
• La recommandation PFI, par décision de l’Afnor en date du 30 juin 2004, fait actuellement l’objet d’un groupe de travail, comme base et en vue de réaliser une norme expérimentale française (NF) sur ce sujet des e-catalogues techniques. 4 - Impact attendu Outre les gains économiques évoqués précédemment en termes d’enjeux, l’impact attendu de cette démarche est une ouverture vers l’international. A cet effet : • Cette démarche a été présentée le 9 février 2005 (Poissy) au Functional Comittee meeting B2B de Odette (pour mémoire, le sujet, à sa genèse entre PSA Peugeot Citroën et Renault, avait fait l’objet d’une intervention à la conférence d’Odette 2001 à Amsterdam). • Elle a également été présentée au comité B2B de GALIA le 9 mars 2005. • Un rapprochement est envisagé avec ecl@ss qui, de son côté, a conclu un accord de partenariat avec le DIN (Deutsches Institut für Normalisung) et le VDMA, se dit très intéressé par nos travaux, et, avec le DIN, a une ambition désormais européenne, voire internationale (ouverture d’une représentation en Chine et en cours avec les USA). • Des travaux sur le concept PLib sont menés par ailleurs également en Chine, au Japon et en Allemagne. • Les travaux avec l’Afnor ont volonté à alimenter par la suite des travaux de normalisation européens et internationaux. • L’initiative PFI est partie prenante du projet ALFA de GALIA, et quelques chantiers pourraient s’y inscrire de cette façon. Gérard CHAUMOND Renault Les dossiers |