Quelques travaux en cours au niveau de GALIA/Odette

Lutte Anti-Contrefaçon

Origine du besoin


Le problème posé par la contrefaçon des pièces prend des proportions chaque année plus importantes, tant en nombre que dans la diversité des pièces affectées.
En France, les Douanes ont saisis en 2006 plus de 6 millions d’articles d’une valeur estimée à 278 M€ (dont diverses pièces automobiles et pour la première fois des pneumatiques contrefaits).
En Allemagne par exemple, les saisies douanières ont augmenté de 27% en moyenne annuelle ces dernières années. Cette problématique se retrouve de façon amplifiée au niveau mondial.

En tant que titulaire de droits sur la propriété intellectuelle, les constructeurs et les équipementiers sont très préoccupés par un phénomène qui engendre des pertes en argent, temps et image.

  • Argent : 10% de perte de CA sur les pièces de rechange (estimation).
  • Temps : Monter des dossiers, organiser et réfléchir à des moyens de prévention, expliquer les preuves du délit de contrefaçon est long et difficile pour une issue parfois incertaine.
  • Image : Il existe de réels problèmes de qualité et de sécurité sur les pièces contrefaisantes, ce qui peut impacter négativement l’image du constructeur en cas d’accident.
La filière automobile veut être un acteur majeur auprès des pouvoirs publics qui participent activement, comme en France, à la Lutte Anti-Contrefaçon.

Contexte général


En France :
- Pression des pouvoirs publics pour développer de nouveaux moyens pour mieux identifier les produits contrefaisants.
- Création d’un groupe de réflexion au sein de l’AFNOR pour jeter les bases d’un document établissant les exigences de performance pour les outils techniques dédiés à la lutte anti-contrefaçon.
- Initiative française de promouvoir ces principes à l’ISO comme base d’un standard international qui donnerait des critères d’exigence nécessaires à l’élaboration de dispositifs de lutte anti-contrefaçon (mars 2008).

En Europe :
- Un encadrement législatif de l’utilisation de la RFID est à l’étude en Europe.
- Une centaine d’équipementiers ainsi que le CLEPA ont engagé une démarche sur le sujet anti-contrefaçon avec la création d’un dispositif d’identification des produits. Plusieurs pilotes sont en cours.
- Une norme internationale, qui serait mise en œuvre, pourrait être utile dans les débats à venir et devenir incontournable pour les industriels.

Les attentes de la filière Automobile


Les objectifs :
- Etre capable de participer activement à l’initiative menée au niveau international (à l’ISO), avec une vision claire qui doit permettre d’orienter les travaux de façon appropriée.
- Préparer un dispositif en matière d’Identification/Traçabilité et prendre en compte les aspects liés à la lutte anti-contrefaçon.

Ce n’est pas :
- De concevoir un système global de façon détaillée qui traiterait à la fois la problématique logistique et la lutte anti-contrefaçon.
- De ralentir les processus de normalisation qui démarrent.

Point d’avancement


Création d’un groupe de travail GALIA avec le CCFA, Renault, PSA, Trèves, MGI Coutier, Valeo, la FIEV et le GOLDA permettant de recenser les attentes de la filière automobile dans le futur projet de norme ISO – Septembre 2007.

Rédaction par l’AFNOR d’un premier projet de la norme d'exigences de performance des dispositifs techniques dédiés à la protection contre la contrefaçon, tenant compte des remarques du groupe GALIA (décembre 2007).

Réunion plénière AFNOR pour arriver à un document finalisé (janvier 2008).

Les prochaines étapes :
Une version définitive du document NWI et du mandat seront transmis au groupe de travail pour validation avant la présentation du NWI lors d’une prochaine réunion ISO qui aura lieu au premier trimestre 2008 (mars 2008).


Prévision de fabrication des constructeurs

Origine du besoin


■ En partant de la recommandation Odette « Demand Capacity Planning », RENAULT et PSA ont mené une expérience multi clients sur l’ajustement des capacités à la demande.
L’une des conclusions : Mener une réflexion sur les pratiques en matière de prévisions de fabrication pour bénéficier pleinement des avantages de la recommandation.

■ L’évolution des Logistiques des constructeurs Européens obligent souvent les fournisseurs à dédier des activités de leur entreprise envers un client.
Conséquence : Il convient d’éviter des divergences trop importantes dans le traitement des demandes clients.

■ Cette étude a pour but de convaincre les constructeurs d’adopter des processus d’expressions des besoins similaires, ce qui faciliterait grandement la tâche des fournisseurs et la visibilité sur ces besoins.

Les objectifs de l’étude


■ Identifier les bonnes pratiques en matière de prévision pour la production (court, moyen et long terme) pour fiabiliser les approvisionnements tout en réduisant les coûts logistiques :
• En optimisant la qualité, la flexibilité et la transparence sur les prévisions.
• En utilisant la prévision comme base de la gestion des capacités.

■ Faire une corrélation entre la programmation et la planification de la production et la qualité de la prévision.

■ Parvenir à une vision partagée du sujet entre les clients et les fournisseurs.

Point d’avancement


■ Lancement de l’étude et création d’un questionnaire (juillet 2007).
• Pour analyser la situation actuelle (Expressions fermes/prévisionnelles utilisées par les constructeurs Européens).
• Pour avoir la perception des fournisseurs sur ces expressions de besoins (Quelles informations aimeraient-ils retrouver ?).

■ Lancement de l’enquête au niveau Européen (septembre 2007).

■ Point sur l’enquête : 45 réponses ont été reçues à ce jour (dont 10 retours français).

Les prochaines étapes :
■ Analyse des réponses du questionnaire par l’Université de Stuttgart (février 2008).
■ Présentation des résultats lors du prochain Comité Logistique Européen (février 2008).
■ Suite à donner à l’enquête (mars 2008).

Le résultat de l’enquête côté français


Planification et ordonnancement du programme de production :
• Orientés client (entre 75% et 100%).
• Facteurs d’influence : Capacités, Niveau des stocks, Démarrage, Nouveaux produits.
• Fréquence de comparaison des besoins et des capacités : Court terme : chaque semaine ; Moyen terme : chaque mois ; Long terme : chaque année.
• Facteurs internes de perturbation : Modifications techniques, capacités.
• Facteurs externes de perturbation : Fiabilité des approvisionnements, Perturbations de production chez le client.

Aspects coopératifs de la planification :
• Ecart de planification: Toyota/BMW :-) Fiat/Volkswagen :-(
• Qualité et fiabilité des informations accompagnant la demande : Toyota :-) Fiat :-(
• Processus de traitement des écarts engagé avec le client : Toyota/Renault/PSA/BMW :-)
• Explication sur les fluctuations chez votre client :
- Fluctuation du marché, modification de la commande du client final.
- Informations techniques erronées (erreur de nomenclature, qualité documentaire…).
- Optimisation des lots pour le transport.

Maîtrise du processus :
• Actions préventives permettant d’anticiper les problèmes de fluctuation :
- Flexibilité de la production (procédures d’aménagement, délais de mise en œuvre).
- Gestion des capacités.
• Mesures prises en cas de fluctuation :
- Vérification de la disponibilité des produits entrants et des produits finis.
- Production d’autres produits pour optimiser l’utilisation des capacités.
• Modification des prévisions : Toyota :-) Fiat :-(

Les coûts supplémentaires liés aux fluctuations :
• Surtout à court terme.
• Production : perturbations de la production, heures supplémentaires, réaménagement.
• Logistique : transports exceptionnels, dépannages.
• Effets secondaires : dégradation de la qualité, de la motivation du personnel et de l’image.

Les leviers d’amélioration :
• Gel (fixation de la demande).
• Niveau de description de l’entité à fabriquer.
• Standardiser les échanges et des pratiques en matière de prévision.
• Benchmarking.


Travaux en cours au sein du groupe de travail Facture de GALIA

L’EDI Facture en chiffres


■ Périmètre : tous les flux de facturation (1ère monte, 2ème monte, hors fabrication, frais généraux).

RENAULT
~8 500 fournisseurs
PSA
~8 500 fournisseurs
500 fournisseurs en EDI Facture représentent 65% du volume total des factures reçues730 fournisseurs en EDI Facture représentent 71% du volume total des factures reçues
20 fournisseurs en DMF représentent 10% de l’ensemble des factures EDI (1ère facture DMF en 1996)40 fournisseurs en DMF représentent 15% de l’ensemble des factures EDI (1ère facture DMF en 1992)
Objectif : 100% EDI
Aujourd’hui : 96% des fournisseurs EDI sont EDIFACT


Le Groupe de travail « Facture »


■ Participants : PSA, Renault, Glaverbel, Honeywell Turbo Technologies, Magneti Marelli, Textron, Arcelor, Michelin, Plastic Omnium, Valeo, Faurecia.

■ Travaux en cours :
• Définir un profil GALIA « Facture » basé sur le message Global Invoic V2 (Odette/AIAG/JAMA/JAPIA) - juin 2008.
• Refonte de l’accord d’interchange de la recommandation DMF3 (juin 2008).
• Réalisation d’un guide commun GALIA/GS1, des bonnes pratiques en matière de dématérialisation fiscale des factures.
- Cadre réglementaire et bonnes pratiques concernant les factures transmises par voie électronique.
- Prochainement téléchargeable sur notre site Web : www.galia.com
• Message avis de paiement (REMADV) :
- Renault propose ce message à ses fournisseurs depuis 1997.
- Projet de mise en œuvre par PSA.

L’optimisation des flux de facturation et de l’information comptable


L’optimisation des flux de facturation

■ Dans le cadre de son projet de fiabilisation des flux de facturation entrants, PSA PEUGEOT CITROEN a engagé une démarche d’automatisation des échanges de facturation et d’informations comptables avec ses partenaires.

■ La mise en place de l’EDI Financière est la suite logique de l’EDI Logistique et permet de couvrir tous les besoins de la Supply Chain.



Pour atteindre la qualite de traitement attendue pour votre facturation : Une solution → l’EDI ou le web-EDI.
Avec le message Edifact INVOIC V5 D96 A, compatible avec la Dématérialisation Fiscale (DMF) au titre de l’article 289 Bis du C.G.I.

L’optimisation des informations comptables

■ A ce jour, PSA dispose de deux outils pour informer les fournisseurs de leurs situations comptables :
• CORFOU : Application comptable B2B disponible sur notre portail qui répond aux besoins des fournisseurs n’ayant pas les moyens d’intégrer automatiquement des messages de lettrage EDI.
• LCR002 : Lettre de Change Relevé – Message Odette/GALIA V3 de lettrage automatique des comptes clients, mais qui ne couvre pas l’ensemble des modes de règlement et limite son usage à la France.

■ PSA Peugeot Citroën a décidé d’implémenter en 2008 le message EDIFACT de lettrage automatique des comptes clients REMADV (Remittance Advice) qui couvre les différents types des modes de règlement et ceci quel que soit la nationalité du partenaire.

■ Première étape : création d’un pilote avec la société AGC Automotive Europe, membre actif de GALIA au sein de plusieurs groupes de travail, pour tester et valider le message émis par PSA avant son déploiement.

■ Cible :
• Migrer nos partenaires français en LCR002 vers REMADV.
• Déployer REMADV à l’ensemble de nos partenaires en EDI Invoic.

■ Le lettrage automatique des comptes clients permet :
• Une réduction du temps de rapprochement entre la liste des factures réglées et le compte client.
• La suppression des erreurs de lettrage du compte client.

L’optimisation des flux de facturation et de l’information comptable

PSA Peugeot Citroën s’appuie intégralement sur les standards internationaux - EDIFACT - appliqués à l’industrie automobile européenne (Odette), et plus précisément sur les profils de messages et recommandations publiés par GALIA.

Avantage : Les profils EDI INVOIC V5 et REMADV utilisés par PSA ne sont pas des formats propriétaires ; ils sont donc réutilisables sans modifications notables par différents donneurs d’ordres comme Renault et les principaux équipementiers mondiaux.


Compatibilité des méthodologies de conception dans le cadre des échanges de données

Objectif


■ Etablir un cahier des charges et un cahier de recettes de préparation des données d’échanges avec les constructeurs visant :
• À valider la compatibilité des méthodologies de conception interne entreprise avec les exigences des constructeurs dans le cadre des échanges de données CAO.
• À définir et décliner le mode opératoire commun pour tous les constructeurs et le mode opératoire spécifique.



Problématique associée au contexte d’échanges


■ Identifier le meilleur outil du marché pour éliminer le savoir-faire des modèles CAO.

■ Préparer la donnée en vue de l’échanger avec les clients.

■ Intégrer les applications de conversion et de préparation des données dans les outils standards entreprise. Exemple : Intégration dans OpenDXM pour Valeo.

■ GALIA propose un plan de travail en 2 étapes :
• Définition du package d’échange à partir de la donnée de référence entreprise (sans Know-how…) - interne à l’entreprise donc non partageable.
• Méthode de conversion du package d’échange en données d’échanges dédiées constructeurs - information partageable.

Démarche proposée


■ Préparation de la donnée pour échanges
• Identification des exigences du client (méthodologie et structure).
• Identification du processus utilisé pour transformer la donnée de référence en donnée répondant aux exigences du client.
• Travaux internes entreprise + travaux GALIA.
• Revue des pré-requis ou exigences client, puis définition du processus adéquat pour transformer la donnée.

■ Sujet GALIA et ProStep iVip avec réunions communes alternativement en France et en Allemagne.

Les dossiers
GALIA - Groupement pour l'Amélioration des Liaisons dans l'Industrie Automobile